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Rentrée des classes : aie confiance, mon enfant

26 août 2021
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Hier encore, la seule question à se poser c’était parfum fraise ou pistache, et voilà que son petit cartable est prêt pour le grand saut. La rentrée – à fortiori la toute première – est souvent source d’inquiétudes pour les enfants. Mais ce qui compte, c’est la croyance qu’ils ont en leur capacité à relever le défi. Et ça s’appelle la confiance en soi ! Comment l’accompagner pour sa rentrée ? 8 pistes à explorer.

Être à l’écoute de sa peur

Une petite mise au point, histoire de vous rassurer : si votre enfant est inquiet, cela ne fait pas de vous un mauvais parent qui n’a pas su lui inculquer confiance et sérénité. Sans pression ni culpabilité, essayez d’être réceptifs aux signes qui trahissent une inquiétude : un sommeil perturbé, de l’irritabilité ou des pleurs (si c’est parce qu’il n’a pas eu le droit de faire un troisième tour de manège ça ne compte pas), des douleurs somatiques à la tête, ou au ventre… Vous pouvez alors l’interroger, en prenant soin d’utiliser des questions ouvertes, car comme chacun le sait, l’enfant quand on veut le faire parler est champion en matière de « oui » et « non ».

Montrer l’exemple

Balayer les inquiétudes d’un enfant d’un « mais non, allez, tu n’as pas peur », c’est une façon de lui faire croire que ce qu’il ressent ne devrait pas exister. Or, on a tous, à un moment ou à un autre, même à notre (grand) âge, éprouvé ce vertige de la rentrée. Et ça va mieux en le disant ! N’hésitez pas à lui confier que ça vous fait bizarre aussi de retourner au travail ou de ne plus être avec lui, mais que vous savez que très bientôt, vous serez déjà habitués !

Créer des ponts entre la maison et le nouveau monde

Rentrer à l’école, c’est sortir d’une zone de confort, et faire le grand saut dans la nouveauté. Pour rendre l’échéance plus familière, n’hésitez pas à passer devant l’école de temps en temps avant le grand jour, à lui expliquer comment vont se dérouler les journées ou à interroger devant lui d’autres enfants qui ont déjà fait leur rentrée. Parlez aussi de ce qui ne changera pas : ce qu’il mangera pour le petit-déjeuner, qui il retrouvera après sa journée, ou encore le rituel du soir avant d’aller dormir…

L’aider à surmonter l’angoisse de l’échec

C’est le socle de la confiance en soi : s’accorder le droit à l’erreur, et croire en notre capacité à réessayer. Alors ne ratez pas une occasion de lui rappeler que l’important, quand on fait un dessin, un gâteau, un jeu de société ou sa grande rentrée, c’est de faire ce qu’on peut, et d’essayer. Qu’on a le droit de rater, et d’ailleurs que vous aussi, ça vous arrive. Rarement, c’est vrai, mais ça vous arrive.

Rendre l’expérience positive

Il est normal d’avoir quelques inquiétudes, mais il est essentiel de les « contrebalancer » avec les aspects positifs qu’engendre une rentrée. Pour aider votre enfant à les voir, vous pouvez évoquer auprès de lui des souvenirs d’école ou de classe verte, de copains que vous avez rencontrés, d’enseignant(e)s qui vous ont marqués…  Invitez-le aussi à imaginer le meilleur scénario possible, en lui proposant de dessiner ou raconter une journée de rentrée idéale : pour cela, n’hésitez pas à vous prêter au jeu en lui racontant votre récit de rêve au bureau !

Lui faire répéter un mantra

L’autosuggestion consciente, c’est le fait de s’influencer soi-même pour agir sur l’inconscient et dépasser un mal-être passager, grâce par exemple au scénario positif évoqué ci-dessus. Une autre méthode consiste à proposer à votre enfant un mantra encourageant à se répéter une dizaine de fois devant la glace, tous les matins, pour conditionner son cerveau. Par exemple : « Chaque jour, j’ai plus confiance en moi et je deviens encore plus heureux. »

Favoriser l’autonomie

Quand on a redouté la rentrée, une des clés est de reprendre une forme de contrôle sur la situation : une bonne solution consiste donc à confier à votre enfant de petites responsabilités : le laisser choisir son sac à dos, sa boîte à goûter, ou sa tenue de rentrée (parmi un panel de vêtements excluant des palmes et un déguisement, sinon vous êtes fichus). Il se sentira alors plus « acteur » de sa rentrée, et prendra peu à peu conscience de sa capacité à s’adapter et prendre les bonnes décisions !

Dans « Le temps des amours », son roman autobiographique inachevé exposant ses souvenirs d’enfance, Marcel Pagnol écrit « Pour que les gens méritent notre confiance, il faut commencer par la leur donner ». Et c’est en sentant notre confiance que les enfants se l’approprient : et si notre tâche la plus importante en les amenant à l’école le jour J, c’était de leur dire que l’on croit en eux ?