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Petit Bateau x l’artiste Damien Poulain : un atelier pour les enfants sensibilisés à demain !​

17 septembre 2021
Actualités
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Quand l’art, la nature et Damien Poulain prennent un enfant par la main, ça donne un atelier créatif à partir de tissus recyclés Petit Bateau, et un joli spectacle vu d’en haut ! 

Les enfants acteurs de demain

S’interroger sur le monde qu’on laissera à nos enfants, c’est en tant que parent un enjeu de chaque instant. Mais l’écrivain et essayiste français Jaime Semprun nous invite à renverser la question pour ouvrir de nouveaux horizons, en nous demandant : à quels enfants allons-nous laisser le monde ? Et chez Petit Bateau, on est fiers de la réponse à apporter en regardant vos enfants : une jeune génération curieuse et optimiste, prête à ouvrir grand les yeux pour se régaler du spectacle de la nature, et à se retrousser les manches pour la préserver !

 Pour encourager leur découverte du monde, on ne se contente pas de fabriquer des vêtements qui les laissent libres de leurs mouvements : comme vous, parents, nous avons à cœur de nourrir leur curiosité pour la nature, car mieux ils la connaîtront, plus ils l’aimeront et plus ils la protègeront. C’est dans cet objectif qu’a été conçu l’atelier dirigé par l’artiste Damien Poulain, pensé comme une action collective pleine d’énergie et d’espoir pour amuser et sensibiliser les enfants.  

L'art et la nature

Collaborer avec des artistes, c’est une tradition chez Petit Bateau. Quand on aime la nature, on aime l’art, et réciproquement ! D’ailleurs pour les enfants, le lien entre les deux domaines semble admis : il s’émerveille devant un insecte ou le roulement des vagues comme devant un tableau, manipule la neige et la boue et l’expérimente comme un artiste et son pinceau, collectionne les cailloux, voit des tableaux dans les nuages, aligne les bâtons de bois et s’interroge sur la fabrication des étoiles… Dès le plus jeune âge, la nature une œuvre d’art, un musée à ciel ouvert. En matière d’art comme de nature, il est question de beauté, d’harmonie. D’une même capacité à faire vibrer en nous une corde sensible, procurant une émotion singulière. Il s’agit dans l’un comme dans l’autre de découvrir, explorer, ressentir. D’apprendre la patience, d’enrichir son expérience, de découvrir la diversité, de respecter l’œuvre. 

L'atelier Petit Bateau x Damien Poulain

Première étape de cette rencontre au sommet entre un grand artiste et d’autres en culotte courte : un brainstorming pour identifier des messages optimistes sur le thème de la nature et du futur. 

 

Dans un deuxième temps, les messages étaient portés sur des chutes de tissu sorties tout droit de notre usine de Troyes, puis disposés de façon à définir et animer la forme choisie. 

« Seuls les artistes et les enfants voient la vie telle qu’elle est », disait Hugo Von Hofmannsthal : et quand ils agissent ensemble, c’est pour rendre plus beau demain ! 

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Interview avec l'artiste Damien Poulain

Qui es-tu, d’où viens-tu, que fais-tu ?

Je suis Damien Poulain, artiste. J’ai grandi à Angers, et commencé mes études en école d’art à Orléans, avant de bouger à droite à gauche pour découvrir de nouvelles façons de penser et de faire : Nancy, Barcelone en Erasmus, Toulouse, l’Allemagne, puis l’Italie. Là-bas, j’ai passé un an avec 60 autres jeunes créatifs du monde entier à la Fabrica, un lieu de création créé par Benetton. Puis j’ai eu envie de découvrir d’autres cultures alors je suis parti à Londres, où j’ai posé mes valises pour commencer ma vie de graphiste et illustrateur. J’y suis finalement resté 14 ans !

Par la suite, j’ai créé ma maison d’édition en photographie contemporaine, et pour des raisons artistiques je me suis installé à Paris en 2016. Un an plus tard je suis devenu artiste, pour pouvoir développer mes idées et concevoir mes projets librement.

Comment est né ton univers ?

Mes influences, c’est mon enfance et mon éducation. Mes parents ne sont pas du tout dans le milieu de l’art, alors c’est sur le spectacle du quotidien que mon regard s’est façonné : des publicités dans la rue, des panneaux d’affichage, des bandes dessinées, des livres…
Depuis petit, j’ai toujours eu envie et besoin d’exprimer mes idées, à travers des choses à créer. Je peignais et je dessinais de façon intuitive et spontanée, sans me dire que je faisais de l’art ou que j’étais un artiste, et c’est ce que j’essaye de continuer à faire aujourd’hui. Alors j’aime toucher à tout, de l’architecture au design en passant par les peintures murales et à la bombe…  

Quel était le principe de ce workshop avec les enfants, et comment s’est déroulé l’atelier ?

Première étape après avoir accueilli les enfants : hop, tous en bleu de travail ! Je voulais qu’avec des vêtements identiques, ils fassent partie de la même équipe, une équipe unie de penseurs, sans se démarquer les uns des autres.

Puis je leur ai demandé de réfléchir à ce qui leur venait à l’esprit en pensant à la nature, la façon dont ils voyaient la planète, les moyens de protéger le monde, leur vision du futur… Ils ont répondu à l’écrit, ont transposé leurs idées en dessins et peintures, et on a identifié ensemble les phrases qui résumaient leur démarche. C’est une partie que j’adore : comprendre l’idée primaire derrière le geste intuitif. Ce sont ces messages qui ont ensuite été peints sur des chutes de tissus récupérées dans l’usine de Petit Bateau et découpées.

Étape suivante : apporter les tissus peints dans un champ, et les disposer de façon à constituer au sol un personnage dans une posture, puis dans une autre : vu du ciel par un drone, cette série de mouvements filmés donne l’impression qu’il s’anime et se met à danser, comme pour célébrer la joie et le positivisme !

Quel est ton rapport à l’écologie ?

Ce n’est pas un thème que je développe dans mon travail, mais je suis en vrai connexion avec la planète et l’univers. Quand on comprend qu’on fait partie d’un tout, chaque élément devient important et respectable. Tout est mouvement : la planète est nourrie de marée, de saisons, de plaques tectoniques. Les continents aussi bougent, sur une planète qui tourne autour d’autres planètes. Et au cœur de tout ça, il y a nous, minuscules, et le temps très court qu’on passe sur cette Terre. J’aime ce rapport au temps et ce rapport d’échelle, cela permet d’être humble face aux éléments et à autrui.

Quel message as-tu voulu faire passer à travers ce Workshop Petit Bateau ?

Pour cet atelier, je me suis inspiré du dicton : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. » Il était trop abstrait pour le livrer tel quel aux enfants, mais je l’ai gardé en tête car je le trouve très inspirant.

Le message de cet atelier, c’est que le futur est entre les mains des enfants. Ils sont le changement de demain, mais eux, qu’en pensent-ils ? Mon point de vue sur le monde a souvent changé, et j’aime comprendre celui des plus jeunes générations, car ce sont eux les fougueux, les impertinents, les plus libres. Ce sont eux qui ont les idées sauvages, et qui dans leur élan peuvent casser un système pour le réinventer à partir de ce qui existe. C’est comme ça qu’on construit : en regardant le monde existant, et en cherchant des solutions. Pour que jaillissent de nouvelles idées, tout le monde mérite un temps de parole, les petits comme les anciens.

Comment les enfants ont-ils réagi au thème de cet atelier ?

C’est facile de parler environnement avec des enfants, car c’est un thème auquel ils sont sensibilisés depuis longtemps via la pollution, le changement climatique…
Ils ont un rapport simple et spontané à la nature, et parlent aussi bien de leur environnement direct, comme la pollution et les animaux, que de la planète dans son ensemble, des océans, des forêts… On sent que ces problématiques les inspirent, leurs idées sont venues naturellement, et toujours à travers des messages positifs et bienveillants.

Quel moment de cette journée t’a le plus marqué ?

C’est émouvant d’entendre les enfants parler de leurs productions, juste après les avoir couchées sur papier. On les voit prendre confiance en eux, en leurs idées. Ils sont sans filtres, disent ce qu’ils ont au fond d’eux, à l’intérieur. En les écoutant, ça saute aux yeux : c’est en grandissant qu’on enfouit cette spontanéité, cet engouement.
J’ai été touché aussi par la dernière partie de l’atelier, quand les enfants ont couru dans le champ avec leurs étendards, en leur donnant vie. Il régnait un sentiment de grande liberté.