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Donner confiance en soi à son bébé : la puissance des premiers jours

05 octobre 2021
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La confiance en soi est un sentiment indispensable pour bien grandir. Et c’est dès les premières semaines de vie qu’elle se construit : comment, en tant que parents, aider nos enfants à la développer alors qu’ils sont encore des tout petits bébés ?

Dès la naissance, le bébé se construit en fonction de la manière dont on s’occupe de lui. Or, vous êtes au centre de ce nouvel univers qu’il découvre, et la connexion parent-enfant est primordiale. C’est par ce biais qu’il va élaborer une représentation de sa propre personne, et qu’il se percevra comme étant plus ou moins digne d’être aimé. Mais avant le langage, les échanges, les jeux, les discussions, comment insuffler chez son bébé les bases de la confiance en soi ?  6 ingrédients magiques.

L’écoute
 

Écouter un enfant, ça commence bien avant qu’il sache parler ! Dès sa naissance, il s’agit plus globalement de l’intégrer à notre système de communication, et de le rassurer sur le fait qu’on l’entend, et qu’on comprend ce qu’il exprime. Comment lui signifier ? En répondant à ses sollicitations : ses regards, ses pleurs, ses gazouillis… Ainsi, il comprendra que ce qu’il émet a une conséquence sur son environnement et sur les adultes qui l’entourent.

Le toucher
 

Les recherches le prouvent : un bébé câliné développe un sentiment de sécurité intérieure et crée un véritable rempart contre l’angoisse. D’où l’importance des premières semaines, pendant lesquelles la communication par le toucher est le meilleur moyen d’entrer en lien avec votre bébé. C’est une question de peau, mais aussi d’odeur et d’énergie, qui véhiculent à votre enfant lorsque vous le câlinez, le bercez ou le massez, la confiance dont il a besoin pour gagner par la suite en autonomie.

La voix
 

Il n’est pas encore en mesure de comprendre ce que vous dites, mais déjà capable de ressentir : vos paroles apaisantes font sens dès les premiers jours, grâce au ton que vous utilisez. Lorsqu’il pleure par exemple pour des douleurs pendant la digestion, vous pouvez lui dire que vous savez qu’il a mal, que vous faites votre possible pour l’apaiser et que vous continuerez à chercher une solution pour le soulager.

Le jeu
 

Même avant qu’il sache vous mettre des raclées à La bonne paye, le jeu est un excellent vecteur de communication avec votre bébé dans l’apprentissage de la confiance en soi. Dans les premières semaines, jouer avec votre bébé c’est le balancer doucement dans vos bras, lui chanter une chanson, lui montrer des peluches de couleur, faire le mouvement de pédalage avec ses jambes pendant le change… En lui consacrant du temps et de l’attention, vous lui signifiez qu’il compte pour vous, que vous avez du plaisir à être avec lui. Souvenez-vous qu’à cet âge-là, ce n’est pas la durée qui compte mais bien la qualité du moment : même quelques minutes suffisent si vous êtes dans de bonnes conditions, au calme, et à l’abri des sollicitations extérieures.

L’autonomie

Le meilleur moyen de donner confiance à un enfant, c’est de lui faire confiance… Et le meilleur moyen de lui faire confiance, c’est de le laisser gagner en autonomie ! Comment ? En l’incitant à découvrir par lui-même, et en cultivant en vous et donc en lui la certitude qu’il a toutes les compétences pour réussir ce qu’il entreprend. C’est exactement l’objectif du concept de motricité libre, qui consiste à laisser le bébé explorer l’espace, saisir des objets, toucher des formes, des textures, pour l’inviter à tester les limites de son corps et progresser à son rythme. C’est également l’idée de base de la Diversification Menée par l’Enfant, une approche de l’alimentation par laquelle à partir de 6 mois, le bébé découvre les aliments par lui-même, avec les mains, pour s’essayer à différentes textures et saveurs.

La répétition

Depuis que vous êtes parent, « répétition » c’est un peu votre deuxième prénom. Expliquer, réexpliquer, répéter… : c’est souvent fatiguant, mais toujours essentiel. Car la confiance en soi de votre enfant naît avec l’idée qu’il lui a été donné plusieurs chances, plusieurs occasions de rectifier le tir. Sous-entendu : l’erreur n’est pas un échec, mais juste une étape vers la réussite. À ce titre, évitez à tout prix de vous agacer quand votre bébé fait quelque chose de travers (oui, même balancer son assiette de purée par terre) : de la même façon que lorsqu’il fait tomber une tour de cubes en bois, il s’agit d’une erreur et d’un apprentissage, pas d’une bêtise !

 

Attention, inutile de vous flageller avec le dernier ouvrage de Laurence Pernoud s’il vous est arrivé de vous agacer sur une purée renversée ou si avant-hier vous avez expédié le bain sans prendre le temps de jouer avec votre bébé : un enfant se construit avec ce qui lui est donné de manière globale, et les jours sans, les moments d’impatience et de fatigue sont normaux… Ce qui compte, c’est de répondre le plus souvent possible à ses besoins singuliers, et de toutes les personnes du monde, vous êtes les mieux placés pour les identifier !